Aldéric Racine demeurera un citoyen rimouskois de cœur
Le propriétaire-fondateur du Lido-Rimouski, Aldéric Racine, a décidé de céder le complexe à trois hommes d'affaires rimouskois, Francis Lamontagne, propriétaire de Lamontagne Auto, concessionnaire Honda, et de Location d'autos BC-National, Nick et Dave Gagnon, propriétaires de Gagnon Image.
Cette décision entre dans la philosophie d'Aldéric Racine, qui apprécie le milieu rimouskois et qui ne voulait pas vendre son complexe à des intérêts montréalais ou d'ailleurs, « même si j'ai reçu de très bonnes offres d'importantes entreprises de ces secteurs. Je voulais d'abord et avant tout céder mon entreprise à des gens de Rimouski, des gestionnaires d'ici, proches du milieu rimouskois et au fait des affaires d'ci, comme des cinéphiles de la région. »
« J'ai 73 ans et je veux me rapprocher de mes enfants et de mes huit petits-enfants qui demeurent tous à Québec. J'ai décidé de prendre ma retraite pendant que je suis encore en santé et, en plus du Lido-Rimouski, j'ai vendu mes autres propriétés à Québec, entre autres. »
Après 17 ans de gestion et de propriétaire d'un complexe cinématographique à Rimouski, où il a toujours apprécié la collaboration du milieu d'affaires d'ci comme des cinéphiles et amateurs de cinéma de Rimouski, Aldéric Racine admet qu'il poursuivra son intérêt pour le cinéma, l'industrie, demeurant un conseiller spécialiste pour les nouveaux propriétaires du Lido-Rimouski.
Il entend aussi compléter son tour du monde, lui qui a visité toutes les régions, ou presque, de la planète, alors qu'il se rendra en Afrique, en décembre, pour un périple de cinq semaines et fermer la boucle de ce tour de la terre. « J'ai commencé en 1980, alors que j'ai rencontré Maurice Tanguay, devenu un ami, qui était à ce moment propriétaire de l'Océanic de Rimouski, et qui se trouvait, comme moi, en Australie. On était aussi alors voisins à Rimouski. »
Reconnu pour son humour et sa jovialité, Aldéric Racine ajoute qu'il a travaillé à Rimouski sous un principe constant, y amener les meilleurs films et demeurer concentré sur sa gestion. « J'ai toujours voulu demeurer discret et je me suis mêlé de mes affaires, conservant des relations courtoises avec les gens d'affaires d'ici. toujours sur le principe de travailler et d'encourager les entreprises de Rimouski. »
De Rimouski, il dit qu'il y reviendra à quelques reprises, pour visiter des amis et les Rimouskois, qui vivent selon lui dans une ville où tous les services sont à proximité, en un milieu naturel de toute beauté, le long du fleuve, où la Nature peint des couleurs inoubliables. « J'ai adoré ma vie personnelle et professionnelle à Rimouski, où tous les services sont disponibles à peu de distances, dans une ville tranquille, bien structurée et très active socialement, économiquement, aux niveaux culturel ou sportif. En peu de temps, on peut se rendre au centre commercial ou au centre ville, ou à l'hôpital ou en pharmacie, aller dans les écoles ou au collège, avec la présence d'une université dynamique et un Institut maritime reconnu, comme assister à des spectacles ou des sports, autant que de se promener le long du fleuve en toute tranquillité. J'en garderai d'excellents souvenirs. »
Le couple Racine quitte Rimouski à la fin du mois d'octobre. Rejoint par téléphone, il y a quelques jours, Aldéric Racine soutient qu'il a toujours voulu offrir du cinéma de qualité aux amateurs et cinéphiles rimouskois.
« J'étais constamment conscient qu'il fallait tenir un cinéma propre, bien équipé, avec des employés efficaces. Avec Mélany (Charest, la directrice générale), l'objectif a toujours été de programmer du cinéma de qualité et selon les attentes des amateurs. Le Ciné-répertoire est maintenant offert toute la semaine, comme il y a entre autres le Ciné-poupon, les séances d'opéra du Metrololitain, des documentaires de voyages de par le monde ou la collaboration avec des organismes du milieu, le Carrousel du film au premier titre. »
Aldéric Racine admet que les compagnies de production et de distribution de films ont le haut de pavé dans les programmations, exigeant des diffusions parfois obligatoires ou des contrôles ou des redevances très exigeants. « En ce qui me concerne, la production de films violents, désincarnés, me dérange depuis longtemps. Mais, les producteurs veulent faire de l'argent et répondre aux publics, surtout américain. Parce que le cinéma québécois, qu'on présente avec plaisir avec plaisir, est souvent inondé par des films américains qui ne sont pas toujours de même qualité. C'est regrettable, mais c'est comme¸ ça. Le marché est ainsi. »
En 2010, dans l'optique d'être toujours à jour, la mise eau niveau de la diffusion a été réalisée dès que la disponibilité des équipements a été accessible ou sur le marché. « Plusieurs de nos commandes ont même précédé la sortie d'équipements. Nous avons été le premier complexe cinématographique entièrement numérique au Québec et j'en suis très fier. »
Le cinéma de demain va demander encore plus de contrôle et de diplomatie, alors que les mentalités évoluent à la vitesse de l'éclair. « À ce sujet, la mise en marché du 3D a été trop rapide hier, alors qu'on a proposé des films « trafiqués » en 3D et pas très réussis. Le public n'est pas dupe et il a quitté les salles, pour revenir quand la production a mérité son titre de valable et lorsque le technique proposée et promise a été bien utilisée. C'est une leçon pour les producteurs qui veulent avant tout faire de l'argent. »
Dans l'esprit de bien accueillir et de satisfaire autant que possible tous les amateurs de cinéma, Aldéric Racine quitte Rimouski avec le sentiment du devoir accompli, laissant un complexe en très bonne situation, prêt et à l'efficacité reconnue. « Les trois nouveaux propriétaires vont se familiariser avec l'industrie et se donnent un an pour le faire, tout en se mettant au fait des développements continus et en amenant des projets, pour le cinéma de qualité et les cinq salles du complexe. Je serai là pour les conseiller au besoin. »
Aldéric Racine aura toujours une partie de son cœur à Rimouski.
