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24 Nov

« Hunger Games: l'embrasement » pour un feu variable

Publié par Laurent Leblond  - Catégories :  #« Hunger Games: l'embroisement » Au feu! Lido Rimouski

Une série, le second état, de deux heures et demie, en plan de science-fiction, sur une proposition américaine, bien traduite au Québec (à remarquer), se nomme « Hunger Games: l'embrasement ».

La première « sortie » permet de mettre en vedette les héros à la seconde étape, qui permettra de mettre en promesse deux suites des choses. Déjà en préparation et en mise de temps.

Cette adaptation de livres connus et fort suivis permet d'en faire autant au grand écran, avec une utilisation très efficace des travaux spéciaux du cinéma, toujours en évolution et, parfois, étonnante ou développante en nouveaux essais.

De ce côté, la proposition apporte des images très marquantes, surtout dans une histoire qui se vit dans l'esprit et la nature humaine en pleine évolution, soumettant de magnifiques appuis en images.

De ce niveau, la direction photo de Jo Willems (« Sans limite », « 30 jours de nuit »), déjà prometteuse dans des productions déjà connues, apporte de belle surprise, tout en respectant une sorte mise en places toujours réussie, au rythme parfois surprenant, dans une production dont la proposition permet d'oublier certaines longueurs, quelques lourdeurs dramatiques.

D'autres parts demeurent efficaces et prometteuses, par la musique de James Newton Howard, déjà solide dans « ER ».« Le sixième sens », « La peur dans la peau » et le premier volet de « Hunger Games ». Cette fois, la justesse des propos musicaux demeure la force essentielle de cet auteur de musiques profondément justes et aux propos très allumés, si l'on peut dire.

Quelques précisions demeurent de belles illustrations des moments, essentiels au jeu de l'histoire, dont la tenue porte parfois quelques longueurs. Dans la justesse des illustrations visuelles et musicales, la profondeur de la direction du metteur en scène, Francis Lawrence (« Je suis une légende », « Water for Elephants »), surtout marquant par la mise en scène de shows musicaux, respecte la tendance, la logique des personnages et leurs sujets déjà connus par la description de l'auteure.

Lawrence place tout l'effort en l'impression des jeux et des contours, tout en respectant la base inspirante des situations, sur la force d'un espoir de survivre, devant les chefs riches, et nuls à la fois, forts dans le jeu de la foutaise humaine et l'oubli de la chose essentielle, le respect du vécu.

Parce qu'il est ici important d'être riches devant ceux qui ne peuvent l'être. C'est le thème premier, basé sur le plaisir de vouloir manger et de se battre, en conséquence, pour en être. Le travail de survivre est essentiel pour être... ce qui est essentiel.

Une description « allégorique » de l'homme en survie et dans l'être d'une vie terrestre engageante, pour lui. Point. La précision du temps est essentielle ici, permettant aux personnages de gérer cet essentiel de la vie, par la force vitale ou le contrôle des êtres « inférieurs ».

La guerre de la passion de... manger pour être. La seconde vie, en ce second thème, explique que, depuis la survie des Hunger Games, Katniss Everdeen et Peeta Mellark, du District 12, doivent faire croire à tous les téléspectateurs de Panem (la source de tous les textes), qu'ils sont toujours amoureux.

Or, Katniss s'est plutôt entichée de Gale Hawthorne, un ami de toujours, frustré d'être défié par les citoyens. Le Président Snow décide d'accentuer la répression violente, en plus d'organiser les Jeux de l'Expiation. Le nom est là: l'affrontement dans l'arène d'anciens gagnants des « Hunger Games », dont Finnick Odair et Johanna Mason. Katniss et Peeta sont donc appelés à retourner dans l'arène et triompher une seconde fois.

Mais, la rébellion s'organise. La suite s'en vient.

Voilà l'histoire, techniquement, musicalement et logiquement bien appuyée, jouée par des personnages qui s'interrogent et se demandent le choix d'être, dans un vécu qui appuie les profiteurs et tue les faiblards.

Pour des séquences parfois étirées et un peu agaçantes (à mon avis, il y a 30 minutes de trop), souvent solides et enlevantes à la fameuse et inévitable suite des affrontements, avec des comédiens de solide jeu, Jennifer Lawrence en tête, avec Josh Hutcherson, Woody Harrelson, l'étonnant Philip Seymour Hoffman et le possesseur Donald Sutherland.

Le scénario de Michael Arndt (« Toy Story 3 », « Hunger Games », « Ovlivion ») et de Simon Beaufoy (« 127 hours », « Le pouilleux millionnaire »), sur les livres de Suzanne Collins, sont solidement construits, respectant, c'est essentiel, les topos des livres, justement.

La série a du solide et de la précision; c'est réussi et prometteur, même si pour moi, le besoin de tout attendre et d'en mettre trop demeure quelque peu poussif. Cet embrasement annonce une suite, peut-être révolutionnaire, promise en puissance de surprises... déjà engagées à ce second titre.

Pour tous, la promesse attire...

Jennifer Lawrence a vraiment pris le rythme de cette série. Sur le faux amour et le vrai à choisir. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

Jennifer Lawrence a vraiment pris le rythme de cette série. Sur le faux amour et le vrai à choisir. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

Donald Suntherland et Philip Seymour Hoffman étonnent dans cette production, qui soutient le rythme. (Photo: courtoisie Les Films Séville)..

Donald Suntherland et Philip Seymour Hoffman étonnent dans cette production, qui soutient le rythme. (Photo: courtoisie Les Films Séville)..

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À propos

Arts et spectacles à Rimouski, Québec, Canada; cinéma et télé