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02 Nov

« Mission Dindons »... pour la farce

Publié par Laurent Leblond  - Catégories :  #« Mission Dindons » Cinéma Lido Rimouski

Je dois vous avouer que le visionnement de cette production américaine m'est apparu quelque peu « régional », sur cette Action de Grâces à l'américaine portée sur la bouffe de la dinde comme caractérielle ou traditionnelle, au moment de cette fête, la plus importante aux States.

Il s'agit ici de « Mission Dindons » de Jimmy Hayward (un réalisateur canadien né à Kingston en Ontario), qui a entre autres travaillé avec Disney, et dont la fantaisie est plus... fantaisiste que réaliste.

L'essai veut manifestement donner une bonne note à ce volatile, dont la réputation est reconnu d'être un oiseau pas très intelligent, voire stupide, tout en livrant une facture visuelle qui, ma foi, se défend assez bien.

Tout en remarquant que la dégustation de dindes, universelle celle-là, est beaucoup plus « mondiale », à toutes les fêtes ou presque, aux repas d'anniversaire ou « réguliers » (un bon snack, quoi!), l'obligation est de constater que cette production montre des trous énormes en histoire, se limitant à des particularités qui, une fois assemblées, indiquent une logique plutôt... volatile, si vous me permettez l'allusion.

Évidemment, la notion de base est louable, permettant de donner un lustre intellectuel à ce volatile, si je puis le dire ainsi, dans une perspective d'expliquer ce « n'importe quoi » ou ce « pas-rapport », dans une description de la chose qui ne cadre pas avec... le sujet. Voyez le genre? Comprenez? Bof... par important.

Des allusions et des références sont par contre très logiques, de la protection de l'environnement à l'égalité des sexes, sans oublier le respect des âges, procurant quelques affirmations franchement loufoques sur les préjugées qui englobent les références en question. Si, au départ, les faits sont plutôt « mornes et creux », à l'usage et à la description, subliminale (à peine), le sujet est enrobé de belles intentions, parfois louables, dans une texture visuelle très défendable.

De fait, cette production relève plus de la farce, très proche de la dinde, avec des énormités qui justifient les... moyens, parfois drôles, et des constats d'une luminosité... que je qualifierais de culinaire.

La postsynchro est réalisée, et bien, au Québec et des séquences tombent sous le sens, si vous permettez la formule, comme ce véhicule spatial en forme... d'œuf ou cette finale, alors que tous les personnages, ailés ou pas, sont rassasiés par une... bonne et savoureuse pizza... (ne parle-t-on pas un moment d'un richissime Mexicain qui a inventé un mets incontournable?).

De fait, « Mission Dindons » est une farce, oui, une farce à prendre pour ce qu'elle est, comme un plat de fêtes. À la saveur intellectuelle ou de messages, il faut surtout en prendre avec modération. En évitant l'indigestion.

Précisons le sujet: Reggie (c'est un dindon) est différent des autres de son clan, qui ne croient pas que les fermiers les engraissent pour les manger. Au moment de l'Action de grâce, il est choisi par le Président et est gracié, comme c'est l'habitide. Il habite alors dans la confortable demeure présidentielle (Camp David ), où la fillette du président le dorlote avant de tomber directement endormie... (Devinez comme qui). Reggie est alors enlevé par Jake, autre dindon, plus physique que réfléchi, qui l'oblige à le suivre dans une machine à voyager dans le temps. Il recule vers la première Action de grâce américaine pour convaincre les humains de ne pas faire les dindes et de ne pas y penser comme mets principal de cette fête.

Ce thème, imaginé par cinq scénaristes, dont Hayward, un peu verts en la matière, mérite qu'on s'y arrête, à la formule de base et aux allusions même pas subliminales. Point à la ligne, comme pour la musique de Dominic Lewis (« Sherlock Holmes: le jeu des ombres », « X Men première classe »), autre appui de base.

Cote: deux et demi (sur cinq).

Bande annonce: http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=rzvxg77eZLw#t=0

La fille du président américain et Reggie, le dindon... intelligent. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

La fille du président américain et Reggie, le dindon... intelligent. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

L'amie (d'hier) de Gerry, dans l'oeuf... spatial. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

L'amie (d'hier) de Gerry, dans l'oeuf... spatial. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

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Arts et spectacles à Rimouski, Québec, Canada; cinéma et télé