Oui, ça va mieux... et me voilà
Hier, vendredi, j'étais « knockout », l'estomac en bandeaux, les intestins en lambeaux, surtout le moral 30 en dessous. Que voulez-vous, vous ne prenez pas une retraite « moins active » par le force des choses (permettez-moi de ne pas insister), avec moins d'impacts. C'est comme ça, la vie. Et pourquoi j'ai été silencieux.
Vous le savez, depuis janvier, je suis plus avec moi-même, même si, justement, ce blog me permet de conserver le contact de converser avec vous, avec le monde, mes informateurs, mes collaborateurs du culturel et de la ville, de la région. Tout en appelant de temps en temps mes collègues d'ici, dont je m'ennuie beaucoup.
Le monde culturel de Rimouski est très inspirant. comme cette ville du bonheur, et me donne la chance de conserver un contact essentiel à ma « tête » de journaliste invétéré - et non invertébré, comme il y en a trop de nos jours -, toujours passionné (ça n'a pas d'âge). Mes collaborateurs du monde culturel gardent contact avec moi et je les en remercie infiniment.
Donc, jeudi, ma patience et mon moral en ont quand même pris un coût, alors que la télé a recommencé à « swingner » de nouveau de l'écran pendant une émission (je suis toujours attaché à la bonne télé), en raison de je ne sais trop pourquoi. Avec les frustrations accumulées (les sournois du sort pèsent parfois plus qu'on ne le croit), le tempérament à « sauté » et j'ai fait une colère carabinée. Ce n'est pas mon genre, mais, là, c'était le top du top.
Qu'arrive-t-il dans ce temps-là? Le corps compense et se contracte. Ça dessert toutes les parties de mon être et la salle de bain devient mon refuge. Toute la nuit. Pas une once de sommeil. Ma médecin va être en beau joual vert en apprenant ça. Mais, trop c'est trop. J'ai pété ma coche. Ça arrive. Même à moi.
Ce vendredi matin, hagard, j'appelle d'abord Johanne pour lui dire que je ne pourrai garantir notre visite hebdomadaire au ciné. Elle comprend et me donne le conseil qu'il faut: « Coupe tout et dors !».
Je vous avoue que j'ai piqué une braille. Le journalisme actif me manque. Et je me suis couché.
Avant, j'appelle alors mon fils et lui demande de régler mon problème d'ordinateur, qu'il m'a récupéré il y a quelques semaines pour la mettre à jour. En réunion de travail, il me twitte qu'il m'appellera en soirée. À 18 h, c'est fait. il me demande ce qui se passe et me dit qu'il viendra me voir le lendemain, samedi, aujourd'hui.
Le soir du vendredi, mon amie Sylvi m'appelle et me demande comment je vais. Je suis encore secoué. Elle le constate et me lance ses arguments d'usage dans ce temps-là, parce qu'elle me connaît et qu'elle sait me parler, « drette et sec ». Ça finit pas des éclats de rire. J'ai la chance de connaître ces anges de l'amitié.
En après-midi de ce samedi, donc, mon fils arrive avec mon ordinateur « rebootée » et installe ce qu'il faut installer, constatant que le son passe mal et que les « sparrages » visuels continuent. Une fois mise à jour avec les interventions professionnelles de « mon homme », l'installation revient à son naturel, comme avant, me permettant de reprendre mes enregistrements d'émissions de télé, passe-temps qui me passionne, encore plus par ces moments plus... creux.
On en profite pour jaser de nos vies, de son travail, de sa vie personnelle, des photos de sa nouvelle acquisition, une superbe chienne Labrador, et de mes suites de santé et du rythme que je dois conserver.
Après les conseils techniques d'usage, il me dit qu'il va me rappeler et me laisse à mon équipement réinstallé.
Je bouffe, je regarde la fin du match de football universitaire, en finale québécoise, les deux derniers quarts étant assez impressionnants merci.
Courses habituelles faites, je prends mon souper et constate que cette visite de mon fils m'a fait beaucoup de bien. Mon grand est toujours efficace et n'oublie pas son vieux père, qui aimerait être plus jeune (le rêve impossible).
Et je regarde des séries de Radio-Canada, dont « La petite vie », après le Téléjournal Est-du-Québec réalisé de Rimouski et de mieux en mieux apprêté. La nouvelle série « Qui êtes-vous? » de la SRC, que j'avais bien aimée en version américaine de NBC, est bien construite, un peu trop touristique, mais fort intéressante, avec Patrice L'Écuyer, toujours aussi sincère.
Après une demi-heure de converse avec ma vieille tante malade, qui est fatiguée et qui s'ennuie, je reviens à la télé, sur CTV cette fois, pour « Played », série canadienne dont j'ai déjà parlée, et qui demeure potable, même si c'est assez « traditionnel », dans le genre.
23 h. « The Simpsons » à Télétoon. Toujours drôle, surtout avec la postsynchro québécoise. Avez-vous déjà tenté la version française de France? Écoutez ça au moins une fois... Tordant... de décalage...
Voilà. Je me sens mieux, même si j'ai manqué le spectacle d'Ingrid St-Pierre, à la salle Desjardins-Telus, ce samedi soir. Je l'aime beaucoup. Je voulais y aller. Mais, encore fatigué, je dois me protéger et mettre certaines émotions à « off ». Histoire de me placer les yeux en face des trous et de reposer mon corps assez secoué ces derniers temps.
Bonne nuit et à demain.
