« Les Boys » rajeunissent
Le 6 décembre, le cinéma québécois accueille « Il était une fois les Boys », le presequel de la fameuse série du grand et du petit écran d'ici.
Et c'est le producteur de toute l'aventure, Richard Goudreau, qui réalise, son premier film sous ce titre, lui qui en a produit plusieurs, autant que d'autres, comme « Nouvelle France ».
Cette histoire, Richaud Goudreau y pense depuis longtemps. Rappeler la source, l'origine de l'aventure lui trottait dans la tête depuis un bail. Se souvenir aussi des Temps des Fêtes de son enfance.
Donc, le rappel du hockey en patinoires extérieures, ce Temps des Fêtes, la Messe de minuit, les aspirations des jeunes Québécois, leur amitié solide et leur amour du hockey demeure le sujet prometteur de cette production, tournée en grande partie à Québec.
On est encore dans la Révolution tranquille, 1967, et les jeunes jouent dehors (les médias sociaux et les ordinateurs sont encore en gestion), principalement au hockey.
À ce moment-là, les « Boys » forment la deuxième équipe de la paroisse et sont assurés d'une participation au Tournoi des Fêtes, dont ils sont les hôtes. Malgré leur talent limité, ils rêvent quand même à la victoire.
Mais, tout ne se passe pas que sur la patinoire. En dehors, ils doivent faire face à toutes sortes de moments, quand on a cet âge et ces parents. Il s'en passe des drôles et des moins drôles. Ensemble, ils les affronter, essaient de grandir. Ils ont choisi de vivre ainsi: ensemble.
Les comédiens d'origine de la production, ceux du lancement de leurs aventures « adultes », sont alors des acteurs de « seconds rôles », même si tous interviennent à des degrés divers (Pierre Lebeau joue l'instructeur de l'équipe au passé trouble), alors que les jeunes interprètes de ce « sequel » vivent la base de leur amitié et de leur ciment émotif et... sportif.
On le sait, « Les Boys » c'est une partie importante de la vie du cinéma québécois et des séries télé, alors que le hockey, même si, à ce moment-ci, le sport vit des transes plutôt interrogatives, est toujours solide au patrimoine québécois, imaginez en 1967.
Le premier film a été lancé en 1997, sous la réalisation de Luis Saia (vous-vous souvenez de cette explication sur le « mental »?), suivi de quatre autres et de séries télévisées. Cette année-là, la production a même combattu efficacement la sortie de « Titanic » au box office québécois.
Pour références de la distribution, entre autres, «Il était une fois les Boys » présente Simon Pigeon, jeune comédien qui campe Stan (Rémy Girard joue son oncle) et Samuel Gauthier, Bob (Marc Messier), autant que d'autres jeunes artistes du Québec, Jassen Charron, Maxime Gibeault, Maxime Desjardins-Tremblay, Derek Poissant et William Legault-Lacasse.
Une histoire de sport, de hockey surtout, bien sûr, mais aussi d'amitié, d'entraide et de solidarité. Moments drôles comme temps nostalgiques promis.
Rappelons aussi que Marc Ouellette (« Face cachée de la lune », « Napoléon ») a écrit la musique de cette production, proposée au Lido Rimouski, dès vendredi.
Bande-annonce: http://www.youtube.com/watch?v=dntkU4XIdYM&feature=player_detailpage#t=58.
