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17 Jan

« Dallas Buyers Club »: j'achète

Publié par Laurent Leblond  - Catégories :  #« Dallas Buyers Club » Superbe film Lido rimouski

Vous le savez autant que moi. « Dallas Buyers Club » récolte plusieurs nominations aux Oscars, dont celle du meilleur acteur et du meilleur acteur de soutien, en plus de l'important choix parmi les meilleurs films de la saison. Dans une catégorie passablement relevée, cette année.

J'ai vu cette production cette semaine et j'ai été très touché, autant par la force des comédiens principaux, que par le scénario et les dialogues, le montage et la photo, alors que le sujet fondamental traite d'une maladie, « sauvage », qui a soulevé, et qui soulève encore aujourd'hui, des prises de position très contradictoires, qu'on soit du côté des administrations gouvernementales, des soigneurs, ou de celui des malades et des soins primaires.

L'approche du réalisateur, le québécois Jean-Marc Vallée (« Crazy », « The Young Victoria », « Café de Flore »), avec un budget digne d'être « québécois », à un peu plus de six millions $ (pour une production américaine), se consacre d'abord et avant tout à l'attaque à la santé et aux honneurs fondamentaux d'un malade, qui a besoin de s'en sortir et qui, par le fait même, décrit ses efforts pour réaliser ces efforts de tous les jours, dans son environnement personnel comme social ou professionnel.

Cette histoire, proposée à son démarrage aux États-Unis et aux constats très primaires de tous les intervenants, professionnels ou sociaux, tranche autant les incompréhensions, les espoirs et les débats, combats, de tous les instants, pour sauver une parcelle de vie.

Le terme de l'histoire met une précision sur ce personnage principal, son acolyte, et ses « clients », mérite de la vision de Vallée, comme des comédiens qui ont créé des personnages ayant existé, à leur façon, avec une authenticité et une vérité qui solidifient toutes les séquences de cette superbe production, virile dans le sons sens de sa définition, où la complicité de toute cette équipe est manifeste, du jeu à la prise de vue, de l'approche visuelle à la précision technique, des temps du temps aux plans de l'être en difficulté.

Si cette production se mesurera à « 12 Years a Slave », « American Hustle », « Captain Phillips », « Gravity », « Her ». « Nebraska », « Philomena » et « The Wolf of Wall Street », au titre du film de l'année, elle aura aussi le pouvoir de mettre en lumière le jeu extraordinaire de Matthew McConaughey, qui marque le rôle principal, celui d'un Texan, Ron Woodroof, amateur des rodéos et des gageures rapides, le comédien ayant effectué une longue recherche sur le sujet, sa traverse (il a même perdu plus de 30 livres de son poids pour être de la vérité du jeu), pour devenir ce cowboy texan, diagnostiqué sidéen aux années 1980.

Il ne lui resterait qu'un mois à vivre, alors qu'il refuse le diagnostic et se battre contre la maladie. Alors que les médicaments offerts ne donnent pas des résultats satisfaisants, le cowboy se rend au Mexique et obtient des drogues plus efficaces.

Il rencontre alors Rayon, le comédien candidat aux Oscars du meilleur second rôle masculin, joué par l'important Jared Leto, aussi magnifique que son collègue dans cette interprétation juste profonde. Son personnage est aussi atteint du sida et appuie son collègue à créer une entreprise de contrebande de médicaments pour soigner les sidéens à leur façon.

Mais, les entreprises médicales et les gouvernements ne sont pas de cet avis...

Ces deux acteurs transcendent tout le reste de la distribution, qui applique une façon incontestable de la réaction logique et implacable d'une telle situation, profondément respectée par le réalisateur et son équipe. Et Jennifer Garner n'est pas refusable non plus.

L'Oscar du meilleur scénario original est aussi en liste pour les auteurs de cette histoire vraie et continue, par Melisa Wallack et Craig Borten («The 33 ». « Looking For Jimmy »). du meilleur montage et des meilleurs maquillages et coiffure.

Faut alors ainsi préciser que le Montréalais Martin Pensa, déjà collaborateur de Jean-Marc Vallée pour « Café de Flore », est en nomination pour le meilleur montage, auquel le réalisateur a aussi participé.

Alors que le réalisateur ne passe pas au titre de l'Oscar de la meilleure réalisation, il faut aussi mentionner que le directeur photo, Yves Bélanger (« Gerry ». « Laurence Anyway », « Frissons des collines », « Musée Eden », « Les Bougon »), dont le travail est très juste et élégant, n'est pas à la liste des titres de la meilleure photo aux Oscars, alors que celui de « Prisoners », autre film américain du québécois Denis Villeneuve, et qui se nomme Roger Deakins (« Skyfall », « Le vrai courage », « The Company Men »), est en nomination sous ce titre (pas un mauvais choix d'ailleurs).

« Dallas Buyers Club » demeure une production efficace, claire, audacieuse et fortement proposée, pour une affiche d'une solidité indiscutable et profondément tenue par toute l'équipe, les deux comédiens principaux et le réalisateur au premier titre.

Extrait vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=BXk2TTitjxc&feature=player_detailpage#t=20.

Cote: Quatre (sur cinq)

Matthew McConaughey propose un Ron Woodroof de tout premier ordre. (Photo: courtoisie Remstar)

Matthew McConaughey propose un Ron Woodroof de tout premier ordre. (Photo: courtoisie Remstar)

Jared Leto joue Rayon, collègue coloré de Woodroof et très afficace, en son genre. (Photo: courtoisie Remstar)

Jared Leto joue Rayon, collègue coloré de Woodroof et très afficace, en son genre. (Photo: courtoisie Remstar)

Jennifer Garner défend avec justesse cette médecin très inquisitrice. (Photo: courtoisie Remstar)

Jennifer Garner défend avec justesse cette médecin très inquisitrice. (Photo: courtoisie Remstar)

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Arts et spectacles à Rimouski, Québec, Canada; cinéma et télé