D'Alain Caron à la famille Roussel
Le contrebassiste de renommée internationale et originaire de la région (Saint-Éloi), Alain Caron, reçoit le prix Oscar Peterson 2013, cet après-midi du mercredi 3 juillet, à 13 h, remis par le Festival international de jazz de Montréal (FIJM), pour sa contribution au monde de jazz et à sa meilleure connaissance, comme pour son rayonnement international.
Cette mention fait foi de l'importante carrière du bassiste, jugé par plusieurs experts comme le meilleur au monde, et de son influence dans le monde de la note bleue. Il a par ailleurs reçu le même prix, à titre collectif, avec UZEB, en 1991.
Par contre, le Festi Jazz international de Rimouski, pour lequel Alain Caron a une affection toute particulière, l'a déjà récompensé, et depuis longtemps, lui remettant le Héron d'Or de 2003, le second après celui de Lyse Bonenfant en 2002.
Ce trophée marque la reconnaissance du festival pour le travail d'Alain Caron à l'avancement du Festi Jazz, son développement et son intervention pour le monde du jazz, dans la région comme dans le monde.
Il faut pas oublier non plus qu'Alain Caron a été désigné docteur Honoris Causa par l'UQAR en 2007, honneur qu'il avait accepté avec beaucoup d'émotion. Ce doctorat était le premier décerné par cette université sous le vocable « Musicien de jazz ».
« Transit » bien accueilli
Après « Temps inégal » en 2010, l'Émie R.-Roussel Trio lance « Transit », sorti en magasin et en ligne et accueilli avec intérêt, entre autres par Alain Brunet, critique de musique jazz de « La Presse », dans le numéro de samedi (29 juin). Il qualifie le second opus du trio de « révélateur », lui accordant la cote de trois étoiles (sur cinq).
Sur son blogue, le commentateur titre « Petite nouvelle deviendra grande » et ajoute qu'« Emie R. Roussel est encore en pleine croissance artistique, mais la jeune pianiste s’amène à grands pas vers l’élite du jazz québécois. »
Pour ajouter: « Sa main droite fait preuve d’une dextérité plus qu’étonnante, sa main gauche moins mais le processus est bien en marche. L’attaque est solide d’entrée de jeu, elle devrait gagner en puissance au cours des années à venir. »
Il enchaîne: « Pour la fluidité, l’articulation et la précision, c’est déjà très bien et le meilleur est à venir. On lui devine une solide culture du trio piano-contrebasse-batterie. » (...) « La suite pourrait s’avérer très excitante car cette jeune femme a le talent pour rehausser son niveau déjà fort respectable. Idem pour ses acolytes, le batteur Dominic Cloutier et le contrebassiste Nicolas Bédard. »
Et Alain Brunet de conclure « Très prometteur, tout ça. »
Le trio a joué sur une scène extérieure du FIJM, samedi, et prend part au concours 2013 de la découverte jazz TD du même festival.
Le père Martin Roussel y est aussi
Le Quartet de Martin Roussel fera aussi prestation à la 34e édition du FIJM, le 5 juillet, sur la scène Radio-Canada-CBC.
Le combo jouera pendant soixante minutes, à compter de 21 h, et proposera les pièces de l'album « Planétarium », fort bien accueilli par le public et la critique. En plus de trois autres compositions, avec la chanteuse Marie-Josée Cyr, aussi professeure au programme Jazz-Pop du Cégep et du Conservatoire de Rimouski, dont Martin Roussel est le coordonnateur.
Parce qu'un autre album est en préparation et devrait sortir en 2014.
Le Quartet Martin Roussel est composé de Martin Roussel, piano, d'Alexandre Côté, saxos, d'Alex Bellegarde, contrebasse, et de Guillaume Perron, batterie.
Le docteur Alain Caron, en compagnie du recteur de l’UQAR, Michel Ringuet (à gauche), et du président de l’Université du Québec, Pierre Moreau, à la remise du doctorat, en 2007. (Photo: archives).

