L'Est du Québec revit en nouvelles, aussi les fins de semaine
Depuis samedi, la télé de Radio-Canada de l'Est du Québec permet à la région de revivre à 18 h, la fin de semaine, par le Télé Journal Est du Québec.
Cette promesse tenue par la direction de Radio-Canada de la région, après l'ouverture des Maisons de Radio-Canada à Rimouski et à Matane, permet maintenant de recevoir des nouvelles d'ici, les samedi et dimanche, par les équipes de l'Est.
Les deux premiers bulletins de cette fin de semaine, dirigés par Luc Tremblay, comptaient des infos qui nous concernent, comme des références au sport et à la culture régionale, avec des insertions spécifiques récurrentes, dont celles du plein air le samedi et des références libraires le dimanche.
En une demi-heure, le bulletin a du neuf, à chacun des bulletins, ce qui augure bien pour la suite. Il y a bien quelques hésitations de démarrage, quelques temps décalés, qui seront sans doute corrigés.
Mais, il est réchauffant de voir et d'entendre parler de nous, les fins de semaine, après la fermeture sauvage des trois stations télé de l'Est, en 1990.
Si Québec a pris la relève en semaine, avant le retour des bulletins d'ici, il y a un an, la fin de semaine demeurait « muette » régionalement depuis 23 ans. Ça fait du bien de revivre parmi nous, si l'on peut dire, d'autant que, en télé, c'est la seule antenne qui parle directement de nous, par nous, samedi et dimanche.
Luc Tremblay est aussi chef d'antenne, le vendredi, apportant ainsi la manière radio-canadienne du lundi au jeudi, pour Marie-Christine Gagnon, et les trois jours de la fin de semaine pour l'équipe de Luc Tremblay.
C'est beau à dire et à entendre. On reçoit de nouveau des nouvelles télé de chez nous, par chez nous, maintenant sept jours par semaine.
« Dracula »
NBC a lancé, vendredi, le premier épisode de « Dracula », consacré au célèbre vampire qui fait l'objet de plusieurs « petits ». tant au cinéma qu'à la télé.
Comme je vous ai promis sur ce blog de vous parler des nouveautés télé, je me permets de traiter de cette nouvelle production, qui, au premier coup d'œil, est prometteuse.
Le lancement de la série de dix épisodes compte d'abord une distribution très alléchante, en Jonathan Rhys Meyers (Dracula), l'acteur britannique qui a fait les excellents beaux jours de la série « Les Tudors », où il jouait Henri VIII.
On retrouve aussi le chasseur de vampires Abraham Van Helsing, un autre personnage créé par Bram Stocker, interprété par Thomas Krestchmann, acteur allemand qui connait bien cet univers. En 2012, Dario Argento lui a confié le rôle titre de son « Dracula ». Le casting compte aussi Oliver Jackson-Cohen (« L’ombre du mal », « Faster »). qui joue Jonathan Harker, l'ambitieux journaliste, et Jessica De Gouw (« Arrow »), une certaine Mina Murray, réincarnation d'une femme regrettée de Dracula.
Oubliez « Twilight » et « Vampires Diaries », séries sur des vampires édulcorés, pour personnes transies. Ici, c'est une série que la télé américaine commende à ramener en ondes, oubliant les âmes sensibles et les religieux de service. Si un « flow » n'est pas couché à 22 h, y'a comme un problème de gestion parentale.
Donc, à « Dracula », on retrouve le décor de Londres à l'époque victorienne. Dracula cache son identité sous les traits d'un richissime industriel.
Il revient en Angleterre pour se venger du peuple qui l'a rendu immortel des siècles auparavant. Mais, ses plans sont contrecarrés, lorsqu'il rencontre une jeune femme, ressemblant étrangement à sa défunte épouse.
Le premier épisode, dont la structure permet une mise en situation élaborée, solidement campée, visuellement comme dramatiquement, amenant les incontournables pubs après plus d'une vingtaine de minutes (série étonnamment diffusée au Canada par Global, maintenant une partie de Shaw), donne donc le ton et étonne dès les premières images et les façons dont les producteurs entendent raviver ce personnage mythique.
Les comédiens sont excellents et la direction, artistique comme photographique, respecte des codes précis, dont on ne déroge pas. C'est aussi excellent.
De plus, les promoteurs de cette série comptent au départ le renommé Tony Krantz, un habitué des studios de télévision, président d'Imagine Television, initiateur de superbes productions comme « 24 » et « Felicity ». Steve Shill est aussi de la « game », lui qui réalisé des épisodes de « Deadwood », « The Wire », « Les Sopranos » et le pilote de « The Tudors ». Enfin, Cole Haddon est le créateur de la série, lui qui a proposé le projet à NBC et qui est surtout connu pour ses scénarios de « comic books ». Et n'oublions pas Gareth Naeme à la production, qui a aussi dirigé « Downton Abby » et « State of Play », sans oublier « Dracula », aussi pour la BBC.
Avec « Black List », un autre hit, NBC reprend du poil de la bête, malmenée ces derniers temps par des productions plutôt quelconques. La réseau de télé conventionnelle ose et c'est tant mieux.
Bande annonce de « Dracula »: http://www.youtube.com/watch? feature=player_embedded&v=Z1jVcmDH43Y#t=11.
Luc Tremblay anime le Télé Journal Est du Québec, les fins de semaine, depuis samedi. (Photo: courtoisie Radio-Canada).

