Le Vieux Théâtre de Saint-Fabien récompensé par le ROSEQ
À la 22e Rencontre d’automne du Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ), le Vieux Théâtre de Saint-Fabien a reçu autre récompense pour son dynamisme en diffusion culturelle, cette fois en été.
Le Prix Réseau d’été SODEC lui a ainsi été remis, samedi, au Centre de congrès de Rimouski, pour l'ensemble de ses activités au cours du Réseau d’été, en vertu de sa programmation, de sa mise en marché et du développement de nouveaux publics.
L'événement est survenu au cours de cette Rencontre, où plusieurs échanges fructueux sont survenus, entre plus de 400 intervenants des arts de la scène du Québec et de la francophonie canadienne, du 16 au 19 octobre.
Avant la remise des prix au gala du samedi, une centaine d’artistes ont présenté des extraits de spectacles, de musique, danse, théâtre, et humour. Ce qui permettra aux membres du ROSEQ de proposer une programmation, diffusée dans tout l’Est du Québec.
Ce qui a aussi permis de remettre des prix aux diffuseurs de spectacles et aux artistes qui présentaient des vitrines.
Dans la catégorie « Distinction », outre le Vieux Théâtre de Saint-Fabien, le Prix Partenariats Mallette/Méga Scène va à la Corporation de la Salle de spectacle de Sept-Îles, pour son initiative en promotion et sa mise en marché, alors que le Prix Développement du public du CALQ est remis à l'organisme de la Diffusion culturelle de Lévis, pour une activité de développement de publics très réussie.
Pour sa part, le Prix Hydro-Québec est attribué au CD Spectacles de Gaspé, en raison de son projet innovateur qui touche en particulier, la programmation et le risque artistique.
Chaque prix est accompagné d'un tableau de l'artiste-peintre de Baie-Comeau, Claude Bonneau.
Le prix RIDEAU/ROSEQ est remis au Vieux Treuil aux Îles-de-la-Madeleine et à l'organisme « Les 4 Scènes », diffuseur culturel du Témiscouata. Chaque gagnant reçoit une bourse de perfectionnement de 1 000 $ et une inscription gratuite à RIDEAU, qui vise la professionnalisation du métier de diffuseur.
Les performances des artistes et de leurs vitrines ont aussi été récompensées.
Le Prix Réseau des Grands Espaces de l'Ouest Canadien va à Sylvia, qui se rendra à Edmonton, en septembre 2014, pour donner une vitrine, alors que le Prix Rad'Arts va à Raffy, qui présentera une prestation vitrine à la FrancoFête, à Dieppe et Moncton, en novembre 2014.
Le Prix Réseau Ontario permettra à Dylan Perron et Élexir de Gumbo, comme et à Raffy (mention spéciale), qui leur offrira la possibilité d'une vitrine à l'événement Contact Ontario, en janvier 2014, à Ottawa. Le Prix RIDEAU-RODEQ (à un artiste) est attribué à H’Sao, invité à donner une vitrine dans le cadre de la Bourse RIDEAU en février 2014, à Québec.
Pour le Prix de la tournée Clés en main, David Marin (mention spéciale à Philippe Brach) permettra de faire une tournée de huit spectacles, à la fin du mois de janvier et au début du mois de février, chez des diffuseurs du ROSEQ.
En plus de discuter des différentes implications de la diffusion des arts de la scène et des programmations à monter, les délégués ont indiqué leurs choix sur la multiplication des offres et des lieux de diffusion, face à une harmonie essentielle.
D'ailleurs, le président du ROSEQ, Jacques Pineau, directeur général et artistique de Spect'Art Rimouski, a mentionné, au gala de samedi, que les diffuseurs sont des collaborateurs et membres d'une grande famille, dont le succès appartient à une constante interaction et à une intervention continue, pour le succès de chacun, en harmonie commune et particulière à chacun des diffuseurs. Être diffuseur est une profession importante pour le développement culturel, social et économique de chaque milieu.
Au cours du gala, où l'assistance était un peu plus clairsemée qu'à l'habitude (plusieurs délégués ont de longues routes à parcourir), j'ai eu le plaisir de discuter entre autres avec Stéphan Dubé, directeur de la salle de spectacles de Sept-Îles, où la vie économique est effervescente, causant même des difficultés d'embauches et de logements, lui qui a pris en charge cette gestion de salles depuis à peine deux ans.
J'ai aussi jasé avec Diane Blanchette, directrice générale de L'Anglicane de Lévis, qui, pour sa part, a indiqué les défis d'une gestion de plus en plus exigeante.
Quant au directeur général du Festival de la chanson de Tadoussac, Charles Breton, aussi vice-président du ROSEQ, embauché sur 40 semaines, comme tous les responsables du festival, il indique la vigueur de cette rencontre annuelle, le festival permettant de découvrir de nouveaux talents et des groupes émergents, sur des scènes qui occupent toute la municipalité de quelque 800 habitants.
Par ailleurs, le directeur général ne manque pas de souligner les difficultés que soulève la réforme de l'assurance emploi fédérale, lesquelles placent quelques centaines de résidents de Tadoussac, en rupture de revenus pour de un à quatre mois, au début de 2014. « Cette situation ne met aucunement à l'aise la suite du festival qui a lieu au début de l'été, en ce qui a trait à la disponibilité de collaborateurs bénévoles, entre autres, alors plus concernés à payer les factures accumulées. »
Le festival a de belles assises, mais subit les politiques gouvernementales tranchant sur la survie de petites localités.
Un autre concerné par l'avenir des cultures au Québec, c'est le directeur général du Festival en chansons de Petite-Vallée, Alan Côté, qui ne cesse de maintenir les contacts avec des diffuseurs, des agences, toujours avec de nouvelles propositions artistiques, et qui affiche aussi de nombreux projets personnels (un second disque pour 2015?).
J'ai aussi pu converser avec Marie-Christine Gagnon, chef d'antenne au Télé Journal Est-du Québec, et Josika Lévesque, attachée aux communications de Radio-Canada Est du Québec.
En vitrine, les « Wonder Trois-Quatre » ont fait bien rire le public avec des improvisations musicales basées sur des propositions de l'assistance. Quelques extraits impressionnants, en saveur jazz entre autres, et quelques impros bien forgées en textes comme en musique. Une huitaine de musiciens solides, imaginatifs, sous la formule de la diffusion radio d'un humour parfois cinglant, comme quelques titres.
Et le gala a pris fin sur une soirée dansante au rappel des musiques des 35 dernières années, date anniversaire du ROSEQ, le plus ancien réseau de diffuseurs au Québec. Et après quatre journées intenses de mises à jour et de discussions efficaces.
