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03 Jan

Les dinosaures vivaient dans de superbes endroits

Publié par Laurent Leblond  - Catégories :  #a Sur la terre des dinosaures » Cinéma Lido Rimouski

« Sur la terre des dinosaures : Le film » indique que la production s'appuie sur une présentation télévisuelle ou livresque.

Dans ce cas-ci, la référence est un rappel à une série de la BBC, en six épisodes d'une heure, lancées en 1999, traitant de l'histoire de dinosaures, principalement dans le Grand Nord, l'Alaska pour l'occasion. BBC World et BBC Earth ont proposé cette reprise cinématographique, avec l'appui entre autres d'un créateur de la série télé, Neil Nightingale, avec la participation de la FOX aux États-Unis.

Si la série devait être très impressionnante, comme toujours en Grande-Bretagne, le film comporte un défaut majeur: c'est une dramatique qui côtoie le documentaire de façon tellement maladroite que l'heure et demie demeure une portion attirante pour les jeunes, mais souvent assommante pour les adultes, qu'on approche avec une bonhommie carrément enfantine. Et très simpliste dans son contenu.

Il y a plus de 70 millions d'années, les dinosaures étaient rois et maîtres sur la terre, plus particulièrement en Alaska (partie des USA, aujourd'hui, n'oubliez pas), endroit de la description en question. Quand les énormes bêtes affrontent des dangers constants, c'est pire et habituel, faut l'admettre.

Dessin animé, le film commence... avec des humains, dont les jeunes Ricky et Jade, en compagnie de leur oncle archéologue, en Alaska, pour trouver des ossements de dinosaures.

Ricky refuse seul près du camion et il croise un oiseau, issu de la préhistoire, qui lui raconte l'histoire du dinosaure Patchi, benjamin de sa famille, écarté du groupe par son frère Roch. À la migration, les petits dinosaures sont séparés du troupeau et rencontrent de nombreux obstacles. Patchi développe ses habiletés de leader, apprend à combattre les prédateurs.

Voilà une belle histoire pour un documentaire, qui ne presque pas de sens en dramatique humano-bestiale, si je peux dire. Le lien entre les deux espèces demeure presque anachronique dans les circonstances. Et le reste de la dissertation boîte plus qu'il le faut, pour justifier des questions incontournables, presque basiques, pour la suite.

Dans cette formule, le dialogue servi par les auteurs demeure d'une anormalité parfois grotesque, quand, entre autres, on bloque le déroulement, pour présenter un « nouveau » personnage (des bestioles du temps, bien sûr), ou qu'on arrête le mouvement pour « revenir en arrière » (flash back) et expliquer visuellement un exploit de Patchi en plongeon dans une rivière déchaînée, décrite comme aux olympiques. Autre aspect du commentaire: les gags sont d'une simplicité désolante, sans saveur, sans crédibilité, même.

En quelques 90 minutes, « Sur la terre des dinosaures » demeure d'une rigueur improbable en dramatique, avec des réflexes puérils, pour un scénario de Theodore Thomas (fils de Frank, mentor de plusieurs films de Disney) et de John Collee (« Maître à bord », « Happy Feet »). Pas très recherché.

La qualité première de cette production est essentiellement la réussite spectaculaire des images et des séquences, en lieux réels et dessinés, donnant cette belle impression de vivre au temps des dinosaures, en sites magnifiques, grandioses, avec des bêtes gigantesques, comme plus petites, proposées avec une précision qui coupe parfois le souffle.

Comme la bagarre de deux petite bêtes, en avant-plan, pendant celle des deux frères dinosaures, Patchi et Roch, à la conquête de la tête du troupeau. Très intelligente insertion, comme plusieurs autres, dont ces envols de grands oiseaux préhistoriques.

Karl Urban (acteur néo-célandais), très intéressant dans « Star Trek Into Darkness », reprenant le rôle du docteur McCoy dans les deux films dirigés par J.J. Abrams, est un humain dans la chose. La direction de Barry Cook ( «Mulan », « The Little Mermaid ») demeure mécanique, avec l'appui de Neil Nightingale (« Enchanted Kingdom »), chef d'équipe pour la BBC Earth.

La prise de vue de John Brooks ( « Cirque du Soleil Around The World » et « Aliens Of The Deep ») supporte magnifiquement l'approche visuelle de cette production, dans sa facture documentaire très solidement assurée.

La musique de Paul Leonard-Morgan (« Legendary Tomb Of The Dragon », « Sans limites ») supporte aussi bien la cause.

La présentation à Rimouski n'est pas en 3D. Bonne idée, parce que la technique n'apporterait pas grand-chose de plus à cet ensemble, déjà superbe en 2D.

Extrait: http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=En0Iv7of8cc#t=15.

Cote: deux et demi sur cinq.

La qualité des images est indiscutable et superbe. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

La qualité des images est indiscutable et superbe. (Photo: courtoisie Les Films Séville)

Patchi et Roch, les deux frères dinosaures de la démonstration. (Photo: courtoisie Les Films Séville_

Patchi et Roch, les deux frères dinosaures de la démonstration. (Photo: courtoisie Les Films Séville_

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À propos

Arts et spectacles à Rimouski, Québec, Canada; cinéma et télé